JOURNAL LIFESTYLE

Vingt-huit

1 février 2021

Nous sommes le lundi 1er février 2021. Aujourd’hui, je fête de mon vingt-huitième anniversaire. Et comme les années précédentes, je m’accorde un petit moment dans la journée pour remplir une feuille blanche avec toutes les pensées qui se bousculent dans mon esprit. C’est un peu comme une tradition, comme un rituel d’anniversaire rien qu’à moi. Chaque année, je m’accorde un petit moment juste pour moi. Pour respirer, pour écrire, pour réfléchir. Un petit moment où je rentre dans ma bulle et où j’essaye de ne pas me laisser distraire par le monde extérieur. Un petit moment où je m’autorise à être égoïste et à ne penser qu’à moi. Rien qu’à moi. Pendant juste quelques minutes. Ou peut-être quelques heures. 

J’ai vingt-huit ans aujourd’hui. Et c’est l’heure de mon rituel d’anniversaire, de mon moment juste pour moi. Mais cette année, je ne trouve pas les mots. Ou plutôt, j’ai beaucoup de difficulté à utiliser les mots qui se bousculent dans ma tête pour en faire des phrases. De jolies phrases. Tout ce qui me vient à l’esprit est beaucoup trop brouillon. C’est comme si le temps s’était écoulé trop rapidement ces douze derniers mois pour avoir réellement quelque à raconter, comme si ma vingt-septième année de vie était complètement passée inaperçue.

Toute une année s’est écoulée et je ne l’ai même pas vue passer. J’avais prévu de grandir, de me lancer de nouveaux défis et d’accomplir pleins de choses, mais rien ne s’est déroulé comme prévu. Tous mes plans ont été compromis et je suis restée planter là, sans trop savoir quoi faire. J’ai passé toute une année à rêvasser, à me perdre dans mes pensées, à regarder les jours passer et j’ai fini par perdre complètement la notion du temps.

J’ai l’impression d’avoir passé ces douze derniers mois à réfléchir. À ma vie, à mes rêves, à mon avenir. Un peu comme si je ne pouvais faire que ça, comme si le reste du monde m’était devenu inaccessible. Et c’était vraiment le cas. Le virus, la pandémie, les confinements. L’année dernière ne s’est pas vraiment déroulée comme prévue. Et puisque je ne pouvais rien y faire, j’ai pris tout le temps dont j’avais besoin pour réfléchir. Réfléchir, réfléchir, réfléchir. Encore et encore. Faire connaissance avec moi-même. Analyser mes envies, mes pensées et mes peurs. Apprendre à mieux m’écouter, à me faire confiance et à lâcher prise quand il le faut. Aujourd’hui, j’ai le sentiment de mieux me connaître et de mieux me comprendre qu’auparavant. Je sais qui je suis et je sais ce que je veux. Et surtout, je n’ai plus peur d’être moi-même.

Ma vingt-septième année ne s’est pas vraiment déroulée comme prévue. J’ai du improviser, apprendre à lâcher prise et continuer à garder espoir, même quand j’avais envie de baisser les bras. Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir, je ne sais pas si j’ai choisi d’emprunter le bon chemin et je ne sais pas si je vais réussir à donner du sens à ma vie. Juste un tout petit peu plus de sens. Mais aujourd’hui, j‘ai vingt-huit ans. Et j’ai le sentiment d’avoir encore toute ma vie devant moi. Il me reste encore toute une vie pour continuer à rêver, à apprendre et à grandir. 

 

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