L’adoption de Peanut, ma petite shiba-inu

Peanut, Peanut, Peanut… Je n’arrive pas à croire que cela fait maintenant plus d’un an que je partage mon quotidien avec cette petite boule de poils et d’énergie. Quinze mois déjà. Ou plutôt, seulement quinze mois. Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est qu’adopter Peanut a complètement bouleversé mon existence. Bien plus que je ne l’avais imaginé. Si bien qu’aujourd’hui je suis incapable de concevoir ma vie sans elle et que je peine à me souvenir de ce à quoi elle ressemblait avant son arrivée…

Peanut, c’est un peu mon rêve devenu réalité. Il faut dire qu’avant de devenir sa maitresse, cela faisait plus de dix ans que je rêvais d’avoir un chien et que je me répétais que lorsque j’aurais enfin mon chez-moi, rien ni personne ne pourrait m’empêcher d’en adopter un… Dix longues années passées à rêver de la complicité que j’aurais avec mon futur compagnon à quatre pattes, mais aussi à réfléchir aux responsabilités auxquelles je serais confrontée. Avoir un chien, c’est une grande responsabilité et beaucoup de contraintes, mais c’est aussi et surtout une source de bonheur et d’amour inépuisable… J’ai envie d’écrire sur Peanut depuis le jour de son arrivée dans mon appartement. Ou peut-être bien que c’est depuis le jour où je l’ai vue pour la toute première fois. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir repris du service sur le blog et de prendre le temps de rédiger cet article pour pouvoir laisser quelque part une trace écrite de cette superbe aventure avec ma petite shiba-inu.

Comment s’est passée l’adoption de Peanut ?

Une fois que ma décision d’adopter un shiba-inu a été prise, tout le processus d’adoption s’est déroulé en seulement dix petites journées. Les recherches sur les élevages belges, les premiers échanges par emails avec des professionnels, le premier rendez-vous pour voir les chiots, le choix d’adopter une des petites boules de poils que nous avons rencontrées sur place, les achats pour accueillir notre chiot à l’appartement dans les meilleures conditions, le dernier aller/retour pour ramener Peanut dans son nouveau foyer.

Mais il faut tout de même savoir que si tout s’est fait aussi rapidement pour l’adoption de Peanut, c’est pour de bonnes raisons. Avant de me décider à adopter un chiot shiba-inu plutôt qu’un chien adulte ou un chien d’une autre race, j’ai longtemps pesé le pour et le contre. Je me suis bien renseignée sur les shiba-inu, sur leurs caractères, leurs besoins et sur les conditions de vie qu’il faut leur apporter pour qu’ils se sentent bien dans leurs pattes. J’ai passé plusieurs mois à faire des recherches pour être certaine de choisir un chien qui pourrait être heureux dans mon style de vie et mon appartement actuel. Mais comme adopter un chien n’est pas un acte à prendre à la légère, j’ai aussi essayé de réfléchir sur le long terme pour m’assurer de lui offrir un foyer qui le rendrait heureux pour toujours.

Ma Peanut vient d’un petit élevage familial de shiba-inu situé à Huy, en Belgique. L’élevage Roxe & Roucky fait partie des tout premiers que j’ai contacté et c’est le seul que j’ai visité avec mon amoureux. Après avoir discuté avec les éleveurs, je ne voyais plus l’intérêt d’aller en visiter un deuxième. J’ai tout de suite eu un énorme coup de coeur pour les propriétaires. Un jeune couple passionné par la race qui avait envie de se lancer dans une nouvelle aventure avec leurs deux shiba-inu nommés Roxe et Roucky. C’était la toute première portée de l’élevage, mais la maitresse s’occupait des chiots avec beaucoup de soin, comme si les trois petits étaient les siens. Ça m’a énormément rassurée. Nous avons pu observer les chiots jouer, discuter avec les éleveurs et nous avons également rencontré les parents. Dans trois petites femelles issues de la portée, une se distinguait des autres avec son petit museau noir et les deux autres étaient de parfaites jumelles. Enfin, à une seule différence près : Peanut était définitivement la plus turbulente. Elle allait constamment chercher ses soeurs et sa maman pour jouer. Le soir de notre visite, ce petit démon a essayé pendant plus de deux heures d’entrer dans mon sac et de mâchouiller mes chaussures, mon écharpe et mes cheveux. Il m’était tout simplement impossible de ne pas craquer pour cette petite boule de poils.

Pourquoi avoir choisi d’adopter en élevage plutôt qu’en refuge ?

Inutile de le cacher, si j’ai choisi un shiba-inu, c’est parce que je rêve d’en adopter un depuis plusieurs années. Pourtant, passer par un élevage pour adopter mon chien n’était pas mon premier choix. À vrai dire, c’est même plutôt le contraire. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu, malheureusement… Après avoir emménagé dans mon appartement, j’ai tout de suite commencé à me renseigner sur les démarches à suivre pour adopter dans les refuges. Je consultais tous les jours les sites de refuges belges à la recherche de mon futur compagnon à quatre pattes. Mais après plusieurs passages à la SPA de Liège et une mauvaise expérience sur place (dont je parlerais peut-être une autre fois, quand mon coeur sera plus léger), j’ai perdu espoir et j’ai fini par me décourager. J’avais envie d’offrir une seconde vie à un chien abandonné, mais j’ai tout de même laissé de côté l’idée de passer par un refuge. Ou du moins, pour cette fois. Cette envie d’offrir une nouvelle vie à un chien n’a pas disparue, elle est toujours bien présente dans mon esprit. Aujourd’hui peut-être même plus encore auparavant ! Mais je ne regrette pas d’avoir choisi de passer par un élevage ou d’avoir adopter Peanut plutôt qu’un autre chien. 

Comment je me suis préparée à l’arrivée de Peanut à l’appartement ?

Comme Peanut est mon tout premier chien, j’avoue avoir beaucoup appréhendé son arrivée à l’appartement. J’étais très heureuse et excitée, bien sûr. Mais l’idée qu’elle puisse manquer de quoi que ce soit une fois arrivée dans son nouvel environnement m’inquiétait énormément. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. J’ai passé pas mal de temps à rechercher quels étaient les objets essentiels et incontournables à acheter lorsque l’on adopte un chiot et quels étaient les préparatifs à mettre en place avant son arrivée. J’ai également beaucoup échangé avec d’autres propriétaires de chiens, avec les éleveurs et j’ai essayé de me faire confiance en suivant mon instinct. Je l’ai déjà dit, mais je le répète : adopter un chien n’est pas un acte à prendre à la légère. Il faut bien se rendre compte que prendre soin de son chien demande de l’organisation, de l’argent et beaucoup de temps.

Ma liste d’achats avant (et après) l’arrivée de Peanut

Manger et boire :

Un des tout premiers achats que j’ai fait pour Peanut, ce sont les gamelles (il en faut toujours au moins deux : une pour l’eau et une autre pour les croquettes). Personnellement, je préfère ne pas lui donner de nourriture humide. Elle mange ses croquettes pour chien, des légumes cuits à la vapeur, quelques fruits, du blanc de poulet nature et cuit à l’eau (cuisiné avec beaucoup d’amour par la maman de mon amoureux et la mienne) et ses récompenses.

Dormir :

Il n’y a qu’une seule chose que je regrette de ne pas avoir acheté tout de suite : une cage. Je sais que l’idée peut faire peur, mais de tous les achats que j’ai pu faire suite à l’arrivée d’un chiot, c’est clairement celui qui m’a été le plus utile et qui a le plus aidé Peanut à se sentir chez elle. Il faut savoir que mon petit appartement est en réalité un grand studio où la cuisine, le salon et la chambre se partagent l’espace dans une seule et unique grande pièce. Ce qui a pour conséquence qu’il est tout simplement impossible de séparer ma chambre de l’endroit où Peanut dort. Et comme à l’origine, elle n’avait qu’un simple panier, mon petit démon se réveillerait la nuit, pleine d’énergie, pour faire la fête et grignoter mes meubles jusqu’à ce que je me lève ! La solution que j’ai trouvée pour remédier à cela, c’est d’acheter une cage et de placer son panier à l’intérieur. Le résultat ? C’est immédiatement devenu sa maison !

Jouer :

J’ai tout de suite acheté à Peanut des jouets de toutes les tailles, de toutes les matières et de toutes les couleurs. Sa boite à jouets était remplie avant même son arrivée à l’appartement ! Comme c’était un chiot avec beaucoup d’énergie et que j’avais peur qu’elle fasse des bêtises, j’ai préféré acheter un maximum de jouets pour éviter qu’elle ne s’ennuie. Aujourd’hui, parmi tous les objets de sa boîte, ceux qu’elle préfère sont les peluches et les balles.

Se promener :

Même si Peanut ne sortait que sur ma terrasse ou dans le jardin de mon amoureux les premières semaines, j’ai quand même tout de suite acheté un collier, un harnais et une laisse (j’ai préféré prendre une laisse d’éducation pour les débuts et j’ai gardé la laisse à enrouleur pour plus tard). Peanut est habituée à porter son collier et son harnais depuis qu’elle est toute petite. Mais j’avoue que, pour la promenade, j’ai tout de même une préférence pour son harnais puisqu’il ne l’étrangle pas quand elle tire sur la laisse.

Apprendre :

Avant l’arrivée de Peanut, j’ai également acheté deux livres sur l’éducation du chien : « Tout se joue avant 1 an ! : Les règles d’or de l’éducation positive du chiot » et « 100 fiches pour éduquer son chiot ». Le premier m’a beaucoup aidé à comprendre pourquoi elle faisait des bêtises et il propose des solutions axées sur l’éducation positive pour régler les problèmes de comportement du chiot. Si vous pensez à adopter un chiot, c’est un livre que je vous conseille ! J’ai également fait un essai dans un centre d’éducation, mais ce qui était proposé là-bas n’était pas vraiment en accord avec la manière dont je souhaite éduquer Peanut. Du coup, nous avons simplement poursuivi l’éducation à la maison (et nous sommes toujours à la recherche d’un centre d’éducation).

Se soigner :

S’il y a bien une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère, c’est le choix du vétérinaire et le suivi médical de son chien. Je pense que le plus tôt est le mieux. Comme Peanut devait être suivie pour son rappel de vaccins et son traitement vermifuge, je n’ai pas attendu avant de prendre contact avec mon vétérinaire. Enfin, le vétérinaire de Peanut. Les rendez-vous médicaux sont vraiment très importants, même pour les animaux. Et personnellement, je préfère ne pas prendre de risques ! En règle générale, il faut consulter au moins une fois par an pour vérifier que tout se passe bien et pour les rappels de vaccins, même si le chien semble être en pleine forme.

Quels sont les traits de caractère de Peanut ?

Évidemment, Peanut est le meilleur chien au monde à mes yeux. Elle est gentille, indépendante, sociable, joueuse, intelligente et énergique. Il est vrai qu’elle est aussi têtue, comédienne, très maladroite et qu’elle manque un peu de délicatesse (mais ce n’est pas de sa faute si elle a quatre pattes gauches après tout !).

Ces quelques lignes sont la parfaite description de Peanut, c’est vraiment un bon résumé de son caractère (et de ces quinze derniers mois passés à l’observer pour apprendre à la connaitre). Pour moi, Peanut est vraiment le meilleur chien au monde. Il est vrai qu’elle n’est pas parfaite, mais personne ne peut prétendre l’être de toute façon ! Elle fait parfois des bêtises et des caprices, comme tous les jeunes chiens, mais j’essaye de me répéter que ce n’est que temporaire. Parce que ce qui compte et ce qui est important pour moi, c’est qu’elle soit gentille, épanouie et heureuse avec les personnes et les animaux qui l’entourent au quotidien. 

Bien avant son arrivée à l’appartement, quand je disais que je pensais à adopter un shiba-inu, j’ai souvent entendu des phrases comme « ce sont des chiens compliqués et très difficiles à éduquer » ou « prendre un shiba-inu comme premier chien est une mauvaise idée, tu risques de le regretter ». Pourtant, à l’heure actuelle, j’ai l’impression que je ne m’en sors pas trop mal. Même si c’est mon premier chien, même si c’est une shiba-inu. Alors, je ne sais pas si Peanut est une exception ou si les shiba-inu ont une réputation qu’ils ne méritent pas, mais personnellement je ne vois pas ce qui fait d’eux des chiens plus difficiles à éduquer que les autres…

Les traits de caractère de Peanut

Ma petite Peanut est un chien sociable avec tous les êtres vivants qu’elle rencontre. Elle apprécie la compagnie des humains et des animaux, c’est comme si tout le monde était susceptible de devenir un nouveau copain de jeu. Elle est très gentille et n’a jamais été agressive. Elle ne grogne jamais (à part sur mon lave-vaisselle, ce que je trouve plutôt drôle) et aboie assez peu. Par contre, c’est une pleurnicharde. Une porte fermée, un jouet inaccessible, une envie de promenade, une personne qui sonne à la porte… Quel que soit son caprice, sa demande ou son problème, la solution que Peanut a trouvé pour communiquer les autres, c’est de pleurer ! J’ai parfois l’impression de vivre avec une drama queen quand je ne cède pas à ses caprices, mais en règle générale, il me suffit de me montrer ferme pour qu’elle arrête. Elle a énormément d’énergie, elle ne pense qu’à jouer, tout le temps et avec tout le monde. Elle est intelligente, elle sait se faire comprendre (en pleurant) et parvient très vite à reproduire les tours qu’on lui apprend. Elle est têtue, c’est vrai. Mais comme je le suis encore plus, elle finit toujours par m’écouter. Il est vrai qu’elle faisait beaucoup de bêtises quand elle était petite, mais elle est un peu plus calme depuis que j’ai prolongé la durée de nos promenades. Ce n’est pas non plus le chien le plus démonstratif, mais j’ai droit tous les jours à mon gros câlin du matin (et elle est toujours heureuse de me retrouver après un moment d’absence) !

La vie en appartement avec Peanut

Je pense qu’il n’est pas impossible de vivre en appartement avec un chien à condition d’avoir du temps et de l’énergie à lui consacrer tous les jours. Il est vrai que je ne m’imagine pas vivre avec un chien de grande taille comme un akita-inu ou un husky dans mon logement actuel. Qui dit petit appartement, dit petit chien. Mais pour Peanut et moi, tout se passe bien. Je pars en promenade tous les jours avec elle, je la laisse jouer avec ses amis chiens quand nous les rencontrons au parc, j’essaye de programmer de longues balades dans les bois le plus souvent possible, je passe beaucoup de temps à jouer avec elle à l’intérieur et j’ai la chance d’avoir une grande terrasse où elle peut sortir prendre l’air quand elle le souhaite… L’organisation de ma nouvelle vie avec Peanut ne s’est pas faite en un jour, loin de là. Les premières semaines n’ont pas été faciles. Je me souviens que j’avais l’impression d’avoir une source d’énergie et de bêtises inépuisable devant moi. C’était un vrai bébé démon. Si je ne m’occupais pas d’elle pendant plus de dix minutes, elle inventait une nouvelle bêtise… Mais j’ai laissé faire le temps, j’ai pris patience et j’ai appris à connaitre mon chien. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir trouvé un rythme qui lui convient entre les longues balades à l’extérieur, les petites promenades et les heures de jeux à l’intérieur. Cela changera sans doute encore dans quelques mois, mais je sais qu’il me suffira simplement de réorganiser notre routine pour m’adapter à nouveau.

Je pourrais encore écrire pendant des heures sur Peanut, rédiger des dizaines de lignes supplémentaires et raconter toutes les bêtises qu’elle a pu faire ces derniers mois. Mais je pense que cet article est déjà suffisamment long. Alors, je vais simplement ajouter que l’adoption de Peanut est la belle chose qui me soit arrivée et que je suis heureuse d’avoir attendu avant si longtemps avant d’adopter un chien parce que je ne sais pas si j’aurais été capable dans le passé de prendre mon rôle de maitresse à coeur comme je le fais aujourd’hui.

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Jessie Alaimo